QATAR ARABIAN WORLD CUP - La meilleure course de pur-sang arabes au monde sur le gazon
WEEK-END DU QATAR PRIX DE L’ARC DE TRIOMPHE
Enjeux et les citations des partants
Depuis 2008, la Qatar Arabian World Cup (Groupe 1 PA) s’est imposée comme un rendez-vous international et incontournable pour les pur-sang arabes du monde entier. Peu d’épreuves pour cette race ont rassemblé autant de nationalités différentes, et son histoire est peuplée de concurrents venus de toute l’Europe, du Golfe, mais aussi du Maghreb, de Turquie et d'Amérique du Nord. Les courses de pur-sang arabes sont en pleine expansion dans les pays du Golfe, mais aussi en France où leur importance ne cesse de croître ces dernières années. La Qatar Arabian World Cup, considérée comme la meilleure course au monde sur le gazon pour cette race de galopeurs, joue un rôle crucial dans cette filière à l’échelle mondiale. Nombreux sont, à travers le monde, les propriétaires, éleveurs et entraîneurs qui rêvent de la gagner.
En amont de l’édition 2026, qui se court dimanche à ParisLongchamp, trois entraîneurs ont livré leurs impressions à France Galop, organisateur de la Qatar Arabian World Cup. C’est le cas de François Rohaut, quadruple lauréat, dont trois fois avec le crack Al Ghadeer. Mais aussi de Xavier Thomas-Demeaulte, l’un des leaders de la spécialité en France, qui réalise une grande année 2026. Et enfin de Jean de Mieulle, l’un des plus jeunes entraîneurs à avoir remporté un Groupe 1 pour pur-sang arabe à la fois en France, aux Émirats arabes unis et au Qatar.
Voici leurs principales déclarations :
François Rohaut, entraîneur de Molfit et Geneva
« La Qatar Arabian World Cup, c’est l’objectif principal de Geneva cette année. Il n’y avait qu’un danger : qu’elle ne puisse pas courir car son propre frère, Al Theeb, était également engagé [une règle limite la participation des produits issus de transfert d’embryon dans la même course et nés la même année, Theeba ayant donné naissance à trois produits en 2021, ndlr]. À partir du moment où il a été retiré, nous avons eu la certitude de pouvoir participer.
Nous avons programmé toute sa saison autour de cette course. Nous y arrivons avec une jument en pleine possession de ses moyens, qui a toujours très bien travaillé et qui a encore montré sa qualité lors de la préparatoire. S’il venait à pleuvoir de nouveau, même si ce n’est pas annoncé, ce ne serait que mieux pour elle et sans doute moins bien pour certains de ses adversaires. Geneva va très bien courir. Je suis persuadé qu’elle va encore réaliser une grande performance. Elle sera associée à Tom Marquand.
Molfit, lui, a connu un problème l’année dernière. Il a été vraiment malade et, à son retour, nous avons été obligés de l’arrêter complètement et de le mettre en vacances. Nous avons tout repris à zéro. Il a effectué une magnifique rentrée en Turquie, où il s’est imposé facilement sur une distance pourtant beaucoup trop courte pour lui. Le cheval sera à 100 % pour la grande course.
Évidemment, c’est un vrai challenge, mais il a déjà montré qu’il n’était pas loin des meilleurs. S’il y a une défaillance devant lui, il saura en profiter. C’est un cheval qui devrait parfaitement convenir à ParisLongchamp. C’est un gros modèle, avec du physique et je pense qu’il va vraiment se régaler sur cette piste. Faleh Bughenaim le connaît désormais très bien. En résumé, tous les feux sont au vert pour les deux.
Quand je me remémore les victoires d’Al Ghadeer, il y avait toujours de la pression, mais c’était de la bonne pression. Aujourd’hui, il a une autre vie [il est devenu étalon] et nous continuons avec les autres. C’est un peu chacun son tour. Nous avons deux excellents chevaux et cela devrait encore être une très belle course, sur une piste qui s’annonce parfaite. »
Jean de Mieulle, entraîneur de Shayeg
« Shayeg est un vrai outsider, mais un bon outsider. Il a terminé troisième de la préparatoire et il devrait progresser là-dessus. Il va certainement manquer un peu d’expérience, mais si on est là, c’est pour tenter notre chance. On va essayer de faire le moins de chemin possible et espérer accrocher une place. C’est un cheval qui progresse au fur et à mesure de ses sorties. Il y a du beau monde cette année. Sur le papier, c’est difficile d’envisager de terminer dans les cinq premiers, très honnêtement, mais j’arrive avec un cheval frais. Il sera certainement très bon à l’avenir, mais j’ai envie de tenter le coup parce qu’ensuite, le programme devient plus compliqué. C’est une belle édition cette année. Il sera monté par Augustin Madamet. Peu importe le numéro de corde avec lui. C’est un cheval qui attend. »
Xavier Thomas-Demeaulte, entraîneur de Lacaro du Croate et de Maqbool
« Lacaro du Croate, on la connaît, elle a toujours été très régulière. Elle est arrivée à son meilleur niveau au mois de mai à ParisLongchamp, où elle a très bien couru. La dernière fois à Goodwood, elle n’était pas forcément sur sa distance, mais elle a tout de même réalisé un bon parcours, avec une bonne ligne droite.
On avait dans l’idée de revenir à ParisLongchamp pour courir cette belle épreuve. On y va sans pression, tout ce qui viendra sera du bonus. On sait que le lot est relevé, mais c’est déjà un plaisir de participer à cette course. Maqbool, lui, revient d’une saison à Abu Dhabi. Il a ensuite disputé le circuit de la UAE President Cup, comme cela était prévu, et il s’y est plutôt bien adapté. On n’a pas une première chance, mais on va le monter pour essayer d’accrocher une place. On ne sait jamais, avec une ouverture… C’est déjà un plaisir d’avoir ces couleurs dans cette course. On va donc essayer d’obtenir le meilleur classement possible. Marvin Grandin sera sur Maqbool et Guillaume Guedj-Gay sera associé à Lacaro du Croate. Il lui est resté fidèle et l’a montée lors de sa victoire au mois de mai. Le couple fonctionne parfaitement, donc nous avons décidé de le reconduire. »