Au conseil d'administration d'avril à France Galop

16 avril 2018

La réunion mensuelle du Conseil d’administration de France Galop s’est déroulée lundi 16 avril au siège à Boulogne-Billancourt.

Les partants dans les courses à obstacles

Ce dossier très complet a été préalablement présenté et discuté au conseil de l’obstacle qui s’est tenu le 11 avril sous la présidence de Jean d’Indy. Il met en lumière une tendance préoccupante qu’il appartient à France Galop de corriger avec volontarisme en concertation avec les représentants des socioprofessionnels.

La situation actuelle du programme Premium en obstacle

  • Le nombre de chevaux différents ayant couru en obstacle a baissé de 11% depuis 2014, à 4 723.
  • Le nombre moyen de partants par course recule de 9,7% entre 2014 et l’an dernier, à 10,2 chevaux par peloton.
  • Le nombre de courses à moins de 8 partants est ainsi passé de 166 à 242, soit 20% des épreuves, sur la même période. Rappelons qu’un huitième partant dans une course Premium provoque une hausse des enjeux sur l’épreuve de l’ordre de 40%.
  • La courbe des partants en Région Parisienne suit fidèlement celle des effectifs entraînés sur ce périmètre. Les effectifs sont stables dans le Sud-Ouest, où Royan accueille désormais la majorité des sauteurs installés dans la région. Les effectifs dans l’Ouest et en Normandie sont les mêmes qu’en 2008 (2 400 environ) après avoir progressé jusqu’en 2014, comme dans le Centre-Est. Le Sud-Est et l’Est sont orientés à la baisse mais on approche des seuils.
  • Le nombre de chevaux exportés est passé de 163 en 2009 à 432 en 2015, soit près de 10% des effectifs à l’entraînement.

Les mesures prises en 2018

France Galop, sur recommandation du Conseil de l’Obstacle et de ses équipes, a déjà pris des mesures pour améliorer la situation et remplir l’objectif, dans un premier temps, de réduire la proportion de courses à moins de huit partants, sans pour autant entamer le travail de sélection du programme.

  • Le calendrier a été harmonisé à Fontainebleau et à Dieppe, et en régions pour éviter les conflits entre hippodromes voisins mais de fédérations différentes.
  • Une meilleure progressivité des courses PMH aux Premiums régionales, puis aux Premiums parisiennes a été mise en place, tout en respectant l’évolution physique des jeunes chevaux, en leur laissant plus de temps pour s’aguerrir, et entre les courses.
  • La filière des handicaps Premium a été renforcée avec la création de sept épreuves au premier semestre, la distribution systématique de sept allocations dans ces courses, et le développement de petits handicaps en région pour les chevaux n’ayant pas la possibilité de monter de catégorie.
  • Le nombre de courses à valeur handicap (58 à 60 en Premium, 55 en PMH), pour chevaux de 5ans et au-dessus, est passé à 27 en 2018.
  • Dans les épreuves de haies de 4 ans ou 5 ans de petite catégorie, les allocations dans les deux disciplines sont prises en compte.

Au-delà du calendrier 2018, il faudra prolonger la réflexion. La nécessité de produire des enjeux ne doit pas être la seule raison d’être de nos courses, d’autant que l’excellence de notre élevage et de nos courses est reconnue partout. Il faut donc étudier sereinement toutes les solutions, se montrer volontaristes et pragmatiques.

Les premières réunions à ParisLongchamp

Sur le plan de l’accueil, plusieurs aspects doivent encore être testés et améliorés, en particulier dans les flux des publics au fil de la réunion, l’animation de zones encore partiellement équipées et la gestion des accès. Ces réglages sont dans la norme.

L’animation des espaces et de nouveaux services disponibles à partir du dimanche 29 avril, jour de la véritable inauguration de ParisLongchamp, dévoileront mieux encore les potentialités du projet.

D’autres améliorations prendront plus de temps parce qu’elles nécessitent une expérience plus longue, au terme de la phase de rodage qui vient seulement de commencer.

Manuel pratique de la Charte pour le bien-être équin

Le Dr Paul-Marie Gadot, chef du Département livrets et contrôles, a présenté un point sur les modalités d’application de la Charte pour le Bien-être équin co-signée par France Galop et sur la mise en place d’un manuel pratique destiné aux professionnels désireux de vérifier la conformité de leurs pratiques.

Le Conseil d’Administration a été rassuré par la facile compréhension des instructions de la Charte, avant tout gouvernée par le bon sens.

Cette initiative commune vise aussi à éviter des réglementations contraignantes, imposées par des autorités extérieures qui ne seraient pas forcément inspirées par une véritable expérience et une pratique réelle du cheval.

Pour évaluer soi-même ses pratiques, une application gratuite "Bien-Être équin" est disponible sur Google Play (Android) et sur l'Appstore (iOS). 

Un nouveau Grand Prix pour les Régions

Course régionale inter-générations et itinérante créée en 1984, le Prix André Baboin s’est vu retirer cette son statut de Groupe 3 par l’European Pattern Committee après trois années en-deçà de la valeur minimum pour conserver son label. Avec une faible moyenne de sept concurrents par édition, il devenait donc une Listed race à laquelle il fallait trouver un rôle, puisqu’il rivalisait directement avec le Prix de Boulogne, également une Listed race disputée en octobre sur 2 000 mètres par des chevaux d’âge, mais à ParisLongchamp.

Soutenu par plusieurs responsables régionaux, le Prix André Baboin (L) se voit accorder une nouvelle chance sous le titre de Grand Prix des Régions (L). Il prend la place du Prix de Boulogne, à ceci près qu’il aura lieu en 2018 à Marseille-Borély, un mois avant le Grand Prix, et en 2019 à Lyon-Parilly, son berceau.

Agenda

Le prochain Conseil d’administration de France Galop se réunira lundi 14 mai à 13h30 au siège de Boulogne-Billancourt.

Le prochain Comité de France Galop aura lieu le lundi 25 juin, avec notamment à l’ordre du jour la présentation annuelle des comptes de France Galop.