En réussissant, entre les Ve et IIe millénaires à dresser le cheval pour le monter et l’atteler, l’Homme a multiplié par dix sa vitesse de déplacement.
Dès le Paléolithique, le cheval est non seulement l’un des gibiers les plus chassés et les plus consommés par l’Homme, mais il est aussi et surtout l’animal le plus représenté dans l’art rupestre. Après le réchauffement climatique et le regain de la forêt, le cheval migre vers les steppes herbeuses d’Eurasie, où il sera domestiqué vers le IVe millénaire avant J-C.
Au cours du Néolithique, le cheval a été devancé, pour le transport, par le bœuf, qui tracte les premiers chariots lourds à roues pleines. Puis un lent basculement au profit du cheval se déclenche au milieu du IIIe millénaire, avec l’innovation de la roue à rayons, qui permet la réalisation de chars légers tractables par des chevaux.
C’est au cours de l’Age de Bronze que le cheval et le char léger s’affirment sur la totalité du continent européen. Monopolisé par les élites, le cheval, qui permet d’aller plus vite, plus loin, renforce les inégalités sociales. Il devient symbole de pouvoir et de prestige comme l’attestent les célèbres tombes à charge de l’Age du Fer. Enfin, il va jusqu’à revêtir une dimension religieuse lorsqu’il est personnifié par la déesse Épona à la fin de la période mérovingienne.
Dès l’an 776 avant J-C, les courses hippiques figurent au programme des jeux Olympiques. Les premières courses de chevaux remontent à l’Antiquité. Homère décrit dans l’Illiade une course organisée par le Grec Achille pour célébrer sa victoire sur le Troyen Hector.
L’Histoire des courses nous mène ensuite à Rome, où Tarquin l’Ancien fit construire le premier hippodrome (600 avant J .C.). Les premières professions hippiques apparaissent alors : jockeys (conductores), entraîneurs (agitatores) et juges (designatores)…
Le cheval se retrouve ainsi dans diverses racines : latine (equus), grecque (hippos) et celte (épo). Epona est l’une des rares divinités gauloises dont le culte se soit répandu dans une grande partie de l’Empire Romain.
Ce sont les Anglais qui ont inventé les règles des courses modernes, ils ont même créé la race de base des compétitions hippiques, le thoroughbred (produit accompli), improprement traduit en français par l’expression pur-sang anglais.
Dès le Moyen Age, les Anglais font des courses tout à la fois une distraction pour toutes les classes de la société et l’un des éléments essentiels de leur politique d’élevage.