
Il est le premier maillon de la chaîne des courses. Dans son haras, il établit pour ses juments le meilleur croisement possible en choisissant des étalons en fonction de critères déterminés. Il surveille la gestation (11 mois), aide la mère à mettre bas lors du poulinage et prépare ensuite les poulains (appelés «foals» jusqu’à 1 an), dès leur naissance, à devenir de futurs athlètes en surveillant leur croissance. Les poulains quittent le haras à l’âge de 1 an, un grand nombre passant aux «ventes de yearlings», pour être débourrés (1er contact avec selle et cavalier) vers 18 mois, puis entraînés.
Eleveur est un métier qui réclame de grandes connaissances des pedigrees (arbres généalogiques) et des modèles de chevaux (petit, grand, trapu, osseux, etc.) mais également une grande rigueur professionnelle. Les soins qu’il prodigue au poulain (nourriture, sorties au paddock, suivi vétérinaire, etc.) jouent sur les performances du futur cheval de course. Les carences d’un foal (poulain ou pouliche de moins d’un an) mal nourri se répercutent sur le physique dès qu’il est en âge d’être soumis au rythme exigeant de la compétition. Un athlète se façonne donc dès la naissance. C’est pourquoi un éleveur doit établir son haras sur de « bonnes terres », riches en sels minéraux, vallonnées mais pas trop pour ne pas solliciter inutilement les articulations des jeunes chevaux. Elever est un métier qui réclame beaucoup de patience. Entre le moment où un éleveur choisit un étalon pour sa pouliche et celui où son poulain foule la piste d’un champ de courses, il se passe au minimum trois ans, les pur-sang étant autorisés à courir dès l’âge de 2 ans.